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En Direct des JCC - J3 De l’Emotion à la Citoyenneté

C’est une journée riche qui vient de se dérouler, tout comme les précédentes!

Ce fut tout d’abord l’entrée en compétition des courts métrages, avec du côté Tunisien “La Traversée” de Nadia Touijer, qui aborde la duperie sociale et la désillusion qu’elle engendre, à travers le regard d’un enfant, “Les Beaux Jours” de Mériem Riveill (que nous avons eu l’occasion de visionner lors du Festival du Film Tunisien à Paris 2008), un film alliant mélancolie et nostalgie avec beaucoup d’émotion, et “Lazhar” (qui n’est pas si chanceux que ça!) de Bahri Ben Yahmed, tiré de la série “10 courts 10 regards”, avec en vedette une pair d’adidas verte.

riveill ben yahmed

A cette occasion, le public est venu nombreux au cinéma Le Rio et a beaucoup applaudi ces œuvres en compagnie des courts métrages syriens, égyptiens, marocains …

rio public

C’est ensuite le documentaire qui a pris la vedette, avec la projection de deux films au Théâtre Municipal: “Gharsallah” de Kamel Laaridhi et “Silence” de Karim Souaki.

Kamel Laaridhi (en noir) a présenté son film, l’histoire de “Gharsallah” (la semence de Dieu) un marabout de la région de Dhibet dans le centre de la Tunisie. Ce personnage semble avoir défié la chronique dans sa région, suscitant tour à tour l’incompréhension, la défiance, l’admiration (..) jusqu’à la sanctification. Le témoignage des habitants, simple et direct, nous offre une grande richesse philosophique, au delà de la découverte de cet homme: fou ou visionnaire?

laaridhi kamel gharsallah

Vint ensuite le film de Karim Souaki (en blanc au centre) “Silence” (Exit Prod), qui dés sa présentation récolte une salve d’applaudissements car traitant d’un sujet tabou et oublié en Tunisie: le SIDA

Jimmy (en noir au centre) le héros du film, atteint du virus et militant hyper actif (à la Goulette et en Afrique) transmet par son activisme un message fort au public

karim souki et jimmy

C’est une salle comble et attentive qui assiste captivée et surprise, à un documentaire cru et sans “langue de bois”, qui brise le tabou du SIDA en Tunisie

théatre municipal gharsallah et silence

A la fin du documentaire, une standing ovation de 10 minutes rend hommage au courage et à la prise de responsabilité du documentaire et de ses héros (Jimmy et Gaddour un autre malade), un véritable appel à une prise de conscience citoyenne face au danger du VIH; un cri que le public a compris, espérons-le!

standing ovation

Aux abords du Théâtre Municipal les discussions se forment et se prolongent, dans un enthousiasme partagé et diffus:

aux abords du théâtre

Au même moment au Cinéma Le Rio, Nejib Ayed et Abdelaziz Ben Mlouka (le producteur du film) ont présenté devant une salle comble le dernier film de Khaled Ghorbel Un Si Beau Voyage“. Un film dédié à Elyes Zrelli (premier assistant) et Farid Chopel (rôle principal), tous deux disparus dernièrement.

Les projections ont attiré aujourd’hui un public nombreux, divers et vivant…. même si la maladie et la mort (ou les cimetières, qui comme le remarquait Nacer Sardi le critique cinématographique, sont présents dans pas moins de quatre films) avaient la vedette.

A demain pour d’autres news.

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